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La Reine des Pantins de Rosalia Radosti Dupuis

Couverture de La Reine des Pantins

La Reine des Pantins

BD ado / adulte Drame • 12+ Identité • violence • imaginaire • survie
Rosalia Radosti • Dupuis
Dès les premières pages, on sent que quelque chose va faire mal. Pas de manière gratuite. Pas pour choquer. Mais parce que le récit s’installe dans une réalité dure, oppressante, où l’enfance n’a pas vraiment le droit d’être légère. Jacques grandit dans un monde brutal. Un monde où la violence déborde, où les normes écrasent, où la différence n’a pas de place tranquille pour exister. Alors il invente un ailleurs. Un espace à lui. Un monde plus théâtral, plus libre, plus habitable. Un refuge, oui, mais aussi une manière de tenir debout. C’est là que la BD devient vraiment forte. Elle ne raconte pas seulement une souffrance. Elle montre ce que l’imaginaire peut devenir quand il ne sert plus à rêver un peu, mais à survivre. Rosalia Radosti construit quelque chose de très dense, très habité, sans jamais tomber dans le discours. Tout passe par l’atmosphère, les silences, les contrastes, la tension entre le réel et ce monde intérieur qui prend peu à peu une place immense. Visuellement, l’album impressionne. Il y a de la théâtralité, de la douceur, de l’étrangeté aussi. Et surtout une vraie cohérence entre le fond et la forme : rien n’est là pour faire joli. Tout sert le vertige du récit. C’est une lecture qui remue, clairement. Une lecture qu’on ne propose pas à la légère. Mais c’est aussi une BD qui ose aller loin, et qui le fait avec sensibilité. La Reine des Pantins est de ces bandes dessinées qui laissent une empreinte.Parce qu’ils touchent juste, profondément, et longtemps.

Intensité émotionnelle

Exigence de lecture

Puissance graphique

À retenir

Le petit truc Croqu’livre Mieux vaut entrer dans cette BD en sachant qu’elle ne sera pas légère. La proposer au bon moment change vraiment la lecture.
Pour les professionnels Un album fort pour aborder l’identité, la violence sociale et le rôle de l’imaginaire comme espace de survie. À réserver à des adolescents assez mûrs ou à des adultes.
Recommandation Croqu’livre À mettre entre les mains de lecteurs qui aiment les récits denses, sombres, sensibles, et qui acceptent d’être bousculés.
Mots-clés BD ado • drame • identité de genre • violence • imaginaire • refuge • Rosalia Radosti • Dupuis