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Quelque chose de beau de Julie Rey

Couverture du livre

Quelque chose de beau

Roman ado, Motus – L’école des loisirs (M+)
Lycée Poésie Humour
Affiches & anonymat Réseaux sociaux Premiers émois Injonctions masculines

J’ai accroché tout de suite à l’idée de départ : un ado, une ville encore endormie… et des mots laissés partout. Le héros, Benjamin Prade, a 16 ans et il est en seconde. On le surprend à une heure improbable, planqué dans une poubelle de recyclage, puis à coller des affiches incognito dans la ville. Ce geste-là, un peu fou, un peu courageux, donne le ton : quelque chose se joue, et Benjamin ne veut pas rester spectateur. Très vite, ça déborde. Les affiches circulent, et Benjamin se retrouve exposé, pris dans la mécanique des réseaux et du regard des autres. Le roman pose alors une question simple et énorme : c’est quoi, être un garçon aujourd’hui ? Entre les “virilos” du lycée, les insultes, l’image à tenir, l’envie de plaire, et les moments où l’angoisse prend trop de place. Et au milieu, il y a Alicia. L’amour, le vrai, celui qui rend idiot et lucide à la fois. La peur aussi : peur de ne pas être aimé en retour, peur de la première fois, peur de mal faire. Julie Rey avance sur ces sujets avec un mélange annoncé par l’éditeur, poésie, sexualité, humour, qui évite le ton sentencieux et garde la justesse des sensations. Sans “sur-raconter”, on comprend que ce roman est une tranche de vie tendue entre l’élan (oser, créer, s’affirmer) et la fragilité (panique, pression, violence des normes). Et c’est précisément là qu’il peut faire mouche auprès des ados : parce que ça parle de ce qu’on n’ose pas toujours dire, mais avec des mots qui ouvrent. Un roman qui met des affiches dans la ville… et des questions très actuelles dans la tête.

Émotion
Humour
Réflexion

Le petit truc Croqu’livre

En club lecture, proposer d’imaginer “l’affiche” que chacun aurait envie de coller (une phrase courte, pas un exposé). Puis discuter : à qui s’adresse-t-elle, et pourquoi ?

Pour les professionnels

Très exploitable sur l’EMI (réseaux, exposition, rumeur), mais aussi sur les injonctions de genre, la pression du groupe et la façon dont la littérature peut aider à nommer l’angoisse.

Recommandation Croqu’livre

À recommander aux ados qui aiment les romans réalistes, proches du quotidien, et à ceux qui cherchent un texte qui parle d’amour, de corps, et de normes sociales sans moraliser.

Mots-clés

quelque chose de beau, julie rey, motus, école des loisirs, seconde, réseaux sociaux, affiches, poésie, sexualité, masculinité, angoisse.

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