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Le petit dernier — Thomas Médard & Lisbeth Renardy (Les Fourmis Rouges)

Chronique – Le petit dernier
Couverture Le petit dernier

Le petit dernier

Thomas Médard & Lisbeth Renardy — Les Fourmis Rouges

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Être le petit dernier, c’est pas rien.

Être le petit dernier, c’est être toujours celui qui hérite du pull qui gratte, du vélo trop grand, ou de la dernière place à table. C’est aussi celui qu’on oublie parfois, sans le vouloir. Eugène connaît bien ça. Il est le petit dernier. Celui qu’on aime, bien sûr, mais qu’on ne voit pas toujours.

L’histoire, c’est celle de ce moment minuscule où tout bascule — quand le “petit dernier” décide qu’il en a marre d’être petit. Quand il cherche, un peu, à exister autrement. Et c’est là que Thomas Médard fait fort : il parle avec une justesse incroyable de ce sentiment universel d’être “en trop” dans la photo de famille, avec des mots simples, justes, et cette tendresse qui n’appuie jamais.

Les images de Lisbeth Renardy complètent à merveille ce texte plein d’équilibre. Les visages sont expressifs, le quotidien foisonne de détails familiers : on sent la chaleur, le bruit de la maison, les rires qui débordent et les silences qui pèsent. Ses illustrations, tout en mouvement, traduisent parfaitement ce mélange de chahut et de solitude, de bouillonnement et de douceur.

Et puis… disons qu’à la fin, un certain vent de nouveauté souffle sur la maison. Une fin qui, sans rien dire de plus, fait sourire — et rappelle qu’au fond, dans une fratrie, les rôles changent, mais l’amour, lui, reste.

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